Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /2009 15:11

Non à l’adoption d’enfant par les homosexuels !

Cela ne peut, ni ne doit passer inaperçu : aujourd’hui, 10 novembre, le tribunal administratif de Besançon, annulant les décision du conseil général du Jura, a autorisé l’adoption d’un enfant par une lesbienne vivant en « couple Â».

Cela ne peut, ni ne doit passer inaperçu, parce que cette décision scandaleuse du juge administratif ouvre la porte, en France, à la généralisation de l’adoption d’enfants par les prétendus « couples Â» homosexuels.

Si cette autorisation ne concernait qu’un seul enfant, ce serait déjà un de trop. L’équilibre de l’enfant, son droit à être accueilli par une famille au sens naturel du terme, à avoir un papa et une maman, sont plus précieux que le prétendu « droit à l’enfant Â» des homosexuels.

L’équilibre familial, au sein de notre société, est déjà compromis par la fragilité des unions, par le recul du mariage, par les divorces et les ruptures entre les parents dont souffrent toujours les enfants.

Est-il nécessaire de placer l’enfant, dès l’origine, dans des conditions d’évolution anormales ?

Est-il indispensable de détériorer davantage encore l’image de la famille ?

Organiser la riposte

La pression du lobby homosexuel pour y parvenir est si forte que l’avocate du conseil général du Jura a précisé devant le tribunal que le refus initial du conseil général n’avait pas été motivé par l’homosexualité des candidates à l’adoption, mais par le désaccord au sein du couple sur le projet d’adoption lui-même, concernant notamment l’âge de l’enfant.

Le tribunal administratif, quant à lui, s’est appuyé sur une décision de la Cour européenne des droits de l’homme, qui a condamné la France le 22 janvier 2008, en faisant valoir que la Convention européenne des droits de l’homme interdit de discriminer des personnes sur la base de leur orientation sexuelle. Puisque le droit français autorise les célibataires à adopter un enfant – ce qui est, à notre avis, hautement contestable en vertu du droit de l’enfant à avoir un père et une mère -, l’interdiction faite à un célibataire en raison de son homosexualité constituerait une discrimination…

Voilà sur quelles billevesées, sur quels contournement des principes naturels les plus élémentaires, les instances européennes et, derrière elles, les institutions politiques et judiciaires françaises se fondent pour sacrifier les enfants à l’égoïsme des adultes.

Il est urgent d’organiser la riposte.

Eric Letty

Par monde et vie
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NOS DEUX MOIS DE MAI

Le mois de mai est propice aux conflagrations sociales. Qu’en sera-t-il du cru 2010 ? Le mois d’avril, déjà, a été marqué par une grève des transports. Ce 12 mai, les enseignants ont à leur tour appelé à la grève pour protester contre les « coupes budgétaires » et les suppressions – ou plutôt les non-remplacements – de postes. Les syndicats fourbissent leurs mégaphones en prévision de la réforme annoncée des retraites, dont ils savent ne rien avoir à craindre puisque le président de la République a déjà fait savoir qu’on ne toucherait pas à l’essentiel – à savoir, à la sacro-sainte répartition. Et dans ce contexte, François Fillon vient d’annoncer le gel des dépenses publiques pour trois ans, ce qui n’aura rien pour plaire aux fonctionnaires.
Les traditionnelles manifestations organisées par les syndicats le 1er mai n’ont, certes, pas attiré la foule des grands jours. Si les patrons des grandes confédérations voulaient en faire un test avant la réforme des retraites, c’est raté : à Paris, 45 000 personnes ont défilé – à peine le quart de ce que les cortèges avaient mobilisé l’an dernier. Encore s’agit-il du chiffre retenu par les organisateurs : la police, quant à elle, a compté 21 000 manifestants. Une gifle.
Or cette gifle arrive un mois et demi seulement après l’échec cuisant de la droite aux élections régionales et au moment où Nicolas Sarkozy s’enfonce dans les sondages. On aurait pu s’attendre à ce que les syndicats recueillent les fruits du désamour, surfent sur la victoire – certes relative, mais néanmoins… – de la gauche, rassemblent les mécontents.
C’est le contraire qui s’est produit. Bernard Thibault, François Chérèque, Jean-Claude Mailly peuvent se gratter la tête : le syndicalisme n’est pas moins en panne que la politique. La nouvelle n’est d’ailleurs pas bonne non plus pour les partis de gauche ; elle s’inscrit dans la logique qui a conduit la moitié du corps électoral à faire l’élection buissonnière au mois de mars.
Nous sommes entrés, semble-t-il, dans une période d’attente. Qu’attend-on ? La crise financière se rappelle au bon souvenir des peuples ; on se demande si d’autres Etats ne vont pas subir le sort de la Grèce, combien de temps tiendra l’euro et si le dernier plan de sauvetage suffira à éviter le pire ; aux grèves des bus caillassés dans les banlieues succèdent les débats sur la burqa et les affaires de polygamie ; l’enterrement du deuxième volet du Grenelle laisse indifférent le bon peuple, qui apprend que les avions ne volent plus pour cause d’éruption volcanique et que la première puissance du monde se montre impuissante à endiguer la marée noire géante qui menace ses côtes, faute de parvenir à fermer un puits sous-marin.
A la télévision, les Français regardent ces Grecs, dont l’Etat est acculé à la faillite par les spéculateurs et pour lesquels l’Europe entière est invitée à se serrer la ceinture, affronter durement la police parce qu’ils refusent, alors que leur pays est pratiquement en faillite, de perdre leurs 13e et 14e mois de salaire. Et si rien n’est fait, leur dit-on, le même sort menace l’Espagne, le Portugal, l’Irlande… Pourquoi pas, à terme, la France ? On a l’impression que le temps est suspendu en attendant de savoir dans quel sens penchera l’Histoire.
Dieu merci, le joli mois de mai est aussi celui de la Sainte Vierge. « C’est le mois de Marie, c’est le mois le plus beau, A la Vierge chérie, disons un chant nouveau… » proclame un vieux cantique. Et le pape Jean Paul II déclarait en 1979 : « C'est en effet son mois. Le temps de l'Année liturgique et ce mois de mai nous invitent à ouvrir nos cœurs à Marie d'une façon toute spéciale. »
N’est-elle pas reine de France ?

Eric Letty

éditorial du n° 827 actuellement en kiosque (www.trouverlapresse.com)

Notre conviction

  • : La chrétienté n’est pas un idéal mort, que l’on ne retrouverait qu’en feuilletant des livres d’images aux couleurs jaunies par le temps. La chrétienté, ce n’est pas non plus un programme rêvé pour préparer des lendemains qui chantent. Nous ne sommes ni des nostalgiques ni des idéalistes. La chrétienté ce n’est pas hier ou demain, c’est aujourd’hui.
 
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